Coeur de Nyons

Nyons dans nos coeurs et au coeur de nos préoccupations... Merci à toi, Bernard de nous avoir offert ces quelques mois de bonne humeur. Sois heureux là où tu es.

04 mars 2009

Adieu

Une cérémonie aura lieu demain, le jeudi 5 mars 2009, à 17h, au funerarium de Nyons (ZAC des Laurons). L'enterrement aura lieu ensuite à Valence.

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Bernard est là haut.

Il m'incombe la douloureuse tâche de vous faire part du décès de Bernard (coeurdoignon puis coeurdenyons) hier.
Il nous aurait demandé de ne pas larmoyer... mais c'est quand même dur à admettre...

Maxence (dk)

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ciel du 04 mars à 08 heures 15

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Pour coeurdoignon
Respect

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03 mars 2009

La photos de 23h

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Mazette...

Envoyez vos photos de 23h & du dimanche à

loscubitus@orange.fr

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VOS LIBERTES ET LE FUTUR D'INTERNET 4ème partie

HADOPI - Le Net en France : black-out

Voici la quatrième partie d'un article de prospective publié par l'Internet Society France sur la future loi Création et Internet. Cet article écrit par Paul Guermonprez, a de quoi nous faire réfléchir.
Je serai curieux d'avoir vos commentaires sur ce sujet...

Si vous souhaitez savoir pourquoi cet article est en black-out, lisez donc ce précédent article paru le 27 février...

Loi Création et Internet « Le boomerang législatif »
Article de prospective Janvier 2009 – Avril 2010

4ème partie

3 octobre 2009, La mécanique des réseaux P2P évolue

En plus du piratage hors réseaux P2P en augmentation, la mécanique interne des ré-seaux P2P évolue. Elle reposait jusqu'à présent sur des serveurs en libre accès qui mettaient en relation les ordinateurs entre eux. Le logiciel anti-piratage utilise aussi ces serveurs pour trouver les pirates. L’évolution de ces serveurs a pris au cours des derniers mois différentes voies :

  1. Polluer le serveur avec de fausses informations (de fausses IP par exemple), non gênantes pour les pirates mais provoquant de nombreux « faux positifs » pour le logiciel anti-piratage qui va dénoncer des internautes non pirates.
  2. Décentraliser, faire sans serveur. La technologie DHT existait déjà, intégrée dans les logiciels de téléchargement mais n’était utilisée qu’en complément des serveurs. Elle devient maintenant la norme. Inconvénient pour le pirate : il doit attendre quelques minutes au début du lancement du logiciel. Inconvénient pour le système anti-pirate : Il doit faire partie des quelques ordinateurs connectés à un pirate pour le détecter.
  3. Pour éliminer les risques, les pirates se regroupent par des sites sociaux en groupes cooptés de taille réduite pour échanger des fichiers entre eux. Soit le groupe a un petit serveur à usage privé soit la technologie DHT leur permet de faire sans serveur du tout. La protection est totale mais le choix légèrement réduit. Par contre le choix correspond mieux aux goûts des membres.
  4. Faire sans P2P. Le P2P était certes une méthode en vogue grâce à sa simplicité de mise en oeuvre pour le pirate débutant mais d’autres méthodes plus anciennes reviennent à la mode : les serveurs de news, ou pire de simples serveurs d’échanges d’archives. Pour ces derniers l’anonymat est total et le trafic réseau transparent.

5 octobre 2009, L’attaque des zombies pirates
Il ne manquait plus que l’entrée en scène des hackers. La loi création et internet avait pour cible un internaute lambda sans grandes connaissances techniques. Mais voila que Madame Michu a son ordinateur infecté par un vers informatique qui a pour but de particper à son insu au réseau P2P. Dans le jargon un ordinateur « zombie ».
Son ordinateur utilise donc sa connexion internet à son insu pour aider le reste des autres ordinateurs à télécharger. De plus il expose Madame Michu à une dénonciation pour piratage. La loi spécifie bien qu’elle est responsable de l’usage qui est fait de son accès internet et que le fait de télécharger elle-même ou pas n’est pas le sujet.

10 octobre 2009, Première vague de bannissements
Devant l’évolution peu positive des mentalités mais motivés par la baisse de fréquentation des réseaux P2P, la Haute Autorité durcit le ton et décide de bannir les premiers internautes après les messages d’avertissement envoyés quelques mois plus tôt. La Haute Autorité a prévenu que les bannissements concernaient des cas de piratage multiples et répétés.

Sur les bannis quelques cas problématiques arrivent jusqu’aux médias, le premier est Monsieur F., 62 ans. Monsieur F. n'a que la télévision et le téléphone par ADSL, n’est pas porté sur la technologie et ne possède pas d’ordinateur. Il a bien de la musique chez lui mais pour moitié sur cassette audio, moitie CD pour la chaine du salon plus quelques vinyles. Le titre pirate qui lui est reproché est de la musique écoutée généralement par des adolescentes, or il n'a pas de fille et vit seul. La Haute Autorité assure lui avoir envoyé 2 emails avant la coupure par l’intermédiaire de son fournisseur d’accès. Email que monsieur F. ne lit pas, Monsieur F. est pour son malheur encore à l'heure du papier et des timbres, en violation des conditions d’utilisation de son abonnement ADSL qu’il n’utilise que pour la télévision et le téléphone. Conditions qui stipulent depuis le passage de la loi création et internet qu’il doit lire son email.
Le premier cas met en évidence un aspect de la loi création et internet : elle ne pénalise pas le téléchargement lui-même mais le fait de ne pas empêcher les autres de le faire avec son accès internet. Or cette personne ne savait même pas que son appareil de réception de télévision par ADSL emmétrait un réseau sans fil Wifi par ailleurs. Réseau protégé par mot de passe en norme WEP et pas en WPA2. Ce système d'authentification n'est pas suffisant et peut facilement être hacké. C’est son tort.

L'autre cas médiatisé est une petite imprimerie à Lyon qui avait depuis des années un routeur Wifi non protégé par mot de passe, ce qui jusque là ne les avait jamais gênés. Au contraire les clients pouvaient venir dans leur établissement et ainsi envoyer les données à imprimer par le réseau. La PME n'avait pas de spécialiste réseau pour s’occuper des réglages du routeur et ne savaient pas que la loi création et internet s’appliquait aussi à eux.

Les deux, très remontés, envisagent leurs options juridiques. Le premier contre son fournisseur parce qu’il lui a fourni un matériel en location qui s'est avéré pas assez sécurisé pour se protéger contre un accès pirate.
Le second ne peut faire de même, le routeur a été acheté et branché par ses soins, c’est donc de sa faute, il le découvre. Il propose de laisser examiner ses disques durs par la justice pour constater l’absence de fichiers contrefaits, mais cette offre ne règle pas le problème de sa responsabilité et est donc rejeté, il a fait preuve d’un manque de vigilance. Et la justice n’entre pas en jeu dans ce système de sanction. De plus la Haute Autorité n’est composée que de quelques personnes, dont seulement 1 au savoir technique permettant de réaliser l’expertise.

Le troisième cas, un jeune couple, est encore plus simple et déroutant, une simple erreur de suivi. Le fournisseur avait mal entré un déménagement dans son système de suivi matériel et le mauvais propriétaire était indiqué pour un boîtier de connexion ADSL, tout en fonctionnant très bien pour les deux clients. Les fournisseurs se rendent compte que leur système de suivi client et logistique, jusque là notoirement imprécis mais sans grande con-séquence si ce n'est des clients mécontents de temps en temps, fait maintenant partie d'un processus répressif majeur automatisé qui les expose à des représailles juridiques de la part de leurs clients. Des cas similaires avaient déjà été rapportés aux Etats-Unis en 2008 et 2009, ou un client s’était vu accuser à la place d’un autre à cause d’une erreur de logistique.

Pour tous ces internautes la sanction est le bannissement d’internet pour 3 mois. Ils sont inscrits sur le fichier d’interdiction d’abonnement à internet pendant cette période. Pas de conséquences gravissimes pour les quelques cas médiatises : le retraité ne savait pas avoir internet mais est bien content de ne plus l’avoir. L’imprimeur lira les mails de ses clients à la maison et a débranché son routeur pour l’avenir. Pour le couple l’abonnement était au nom de la femme, son conjoint va s’abonner sous son nom et résilier (à ses frais) l’autre abonnement.

Paul Guermonprez, 23 février 2009

A suivre...

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INFOS INFOS

Robot ménager

Tokio

La secrétaire d'Etat à l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a visité à Tokyo des laboratoires menant des recherches sur l'intelligence artificielle et la robotique, antres où elle a découvert un prototype de robot "lave-vaisselle" jugé bien séduisant.

"Je suis cliente" a confié en souriant à l'AFP Mme Koscisko-Morizet après avoir observé les prouesses d'un bras articulé, destiné à être istallé dans une cuisine, et capable de placer des tasses, assiettes et autres ustensiles fragiles dans un lave vaisselle avant de le mettre en route.

La secrétaire d'Etat a également pu mesurer la dextérité, lente mais précise, d'un robot "femme de ménage" qui débarrasse la table, balaie la cuisine et glisse dans le lave linge les chemises sales abandonnées sur le dossier d'une chaise.

Ces démonstrations avaient lieu à l'université de Tokyo,dans un département de recherches sur les technlogies de l'information et la robotique, une des étapes du voyage d'étude effectué par Mme Koscisko-Morizet au Japon et en Corée du sud.

Personnellement, j'obterais bien volontiers pour la "femme de ménage" !!!

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De l'Opinel au couteau suisse

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ciel du 03 mars à 08 heures 45

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"Il y a trois choses qu'on ne peut pas regarder en face : le soleil, la mort et le dentiste"
A. Métayer

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02 mars 2009

La photos de 23h

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Claude...

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VOS LIBERTES ET LE FUTUR D'INTERNET 3ème partie

HADOPI - Le Net en France : black-out

Voici la troisième partie d'un article de prospective publié par l'Internet Society France sur la future loi Création et Internet. Cet article écrit par Paul Guermonprez, a de quoi nous faire réfléchir.
Je serai curieux d'avoir vos commentaires sur ce sujet...

Si vous souhaitez savoir pourquoi cet article est en black-out, lisez donc ce précédent article paru le 27 février...

Loi Création et Internet « Le boomerang législatif »
Article de prospective Janvier 2009 – Avril 2010

3ème partie

15 juillet 2009, De lourdes peines pour des délits unitaires, ou profiler des internautes ?

Ce qui devait arriver est arrivé, les internautes pirates s'adaptent. Le texte avait été pré-vu pour un état donné, mais se révèle inadapté pour un système légèrement différent, et il change vite.
Avant le passage de la loi les logiciels de partage laissaient les fichiers partagés le plus longtemps possible, pour étendre l'offre disponibles aux suivants. Aussi le nombre de fichiers proposés par un internaute était parfois élève. Maintenant, les logiciels sont réglés pour télécharger des fichiers un par un, pour que la liste proposée à un moment donné soit réduite au minimum, idéalement 1 fichier. Ce dans le but de limiter l'ampleur de la piraterie visible, et donc avoir moins de chances d’être dénoncé.
Face à cela deux possibilités : soit la Haute Autorité doit sévir avec pour motif un seul fichier téléchargé, décision difficile à justifier et de faible portée éducative. Soit les sociétés de protection des droits doivent construite un Big Brother qui suivra dans le temps les habitudes de téléchargement de chaque internaute (par son IP si possible) pour détecter des profils fortement consommateurs et les dénoncer en priorité à la Haute Autorité. De son cote la Haute Autorité a déjà une base de données retraçant toutes les dénonciations pour un internaute.

17 août 2009, Premières estimations : le piratage en baisse !

Un premier audit de la Haute Autorité réalisé fin juillet, avant même les premiers ban-nissements, fait état d’une baisse significative des échanges de medias protégés français sur les réseaux P2P. Le Président Sarkozy et les sociétés de protection des droits se félicitent d’une évolution si rapide des mentalités et des pratiques.

20 août 2009, Madame Michu hésite

En l’état actuel et après seulement quelques mois les pirates aguerris ont déjà adapté leurs pratiques pour contourner la loi. Madame Michu elle pas encore, en août elle bronze. Par défaut Madame Michu hésite pour la rentrée : prendre le risque faible d’une sanction moyennement forte ou arrêter. Elle devra demander à son neveu-qui-connait-bien-les-ordis des conseils la prochaine fois.

1er septembre 2009, Les pirates aguerris déjà à l’ abri

La recherche des internautes pirates ou du logiciel anti-piratage se basaient tous deux jusque là sur des mots clés du nom de fichier, ce qui dans les deux cas fonctionnait assez bien. Mais deux comportements inquiétants voient le jour.
D’un coté les contestataires qui téléchargent des fichiers légaux mais renommés pour ressembler à des fichiers pirates, dans le but d'engorger le système sans être pour autant dans l'illégalité et baisser la fiabilité du système de dénonciation/sanction. Technique déjà utilisée par l’industrie ces dernières années qui avait proposé en ligne de faux fichiers nommés comme des vrais pour tromper les pirates. Dans la même veine les « trackers », ces serveurs hébergés à l’étranger donnent de fausses adresses IP. Dans les trois cas le but n’est pas d’empêcher l’autre d’agir mais de créer un bruit de fond et des « faux positifs », des actes qui ont toutes les apparences du piratage mais qui n’en sont pas.
D’autres internautes, eux de vrais pirates, optent pour la discrétion. Les noms de fichiers illégaux sont changés pour des noms aléatoires et inoffensifs. Le plus efficace reste la protection par un mot de passe en plus du changement de nom. Ne reste ensuite qu'à partager sur des sites sociaux ou anonymes la correspondance entre nom de fichier véritable et discret ou les mots de passe. Cette technique était déjà utilisée sur les réseaux sociaux et les réseaux newsgroup pour se protéger depuis bien des années.

10 septembre 2009, Cours d’école et machines à café : le retour aux « mix tapes »

Face à une complexification des échanges en ligne, certains sont tentés de rentrer dans le jeu de l’escalade technique d’autant que les parades sont simples. D’autres prennent la voie humaine et se souviennent qu’avant la fibre optique il y avait la cour d’école ou la machine à café. Qu’avant de télécharger depuis le disque dur d’un inconnu à l’autre bout de la terre, les humains s’échangeaient de main à main des sélections concoctées avec amour et enregistrées sur cassette. Convivial en plus d’être efficace, la clé USB en guise de cassette.
Jusqu'à présent pratiqué en privé et anonymement, le piratage s’affiche maintenant dans le cercle semi privé. Non seulement l’arrivée de la loi création et internet n’a pas provoqué un changement des mentalités, mais l’échange de musique de main à main est devenu un acte symbolique anti-Sarkozy et anti-grands-groupes très à la mode dans cette période de crise économique.

Paul Guermonprez, 23 février 2009

A suivre...

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