Coeur de Nyons

Nyons dans nos coeurs et au coeur de nos préoccupations... Merci à toi, Bernard de nous avoir offert ces quelques mois de bonne humeur. Sois heureux là où tu es.

03 mars 2009

VOS LIBERTES ET LE FUTUR D'INTERNET 4ème partie

HADOPI - Le Net en France : black-out

Voici la quatrième partie d'un article de prospective publié par l'Internet Society France sur la future loi Création et Internet. Cet article écrit par Paul Guermonprez, a de quoi nous faire réfléchir.
Je serai curieux d'avoir vos commentaires sur ce sujet...

Si vous souhaitez savoir pourquoi cet article est en black-out, lisez donc ce précédent article paru le 27 février...

Loi Création et Internet « Le boomerang législatif »
Article de prospective Janvier 2009 – Avril 2010

4ème partie

3 octobre 2009, La mécanique des réseaux P2P évolue

En plus du piratage hors réseaux P2P en augmentation, la mécanique interne des ré-seaux P2P évolue. Elle reposait jusqu'à présent sur des serveurs en libre accès qui mettaient en relation les ordinateurs entre eux. Le logiciel anti-piratage utilise aussi ces serveurs pour trouver les pirates. L’évolution de ces serveurs a pris au cours des derniers mois différentes voies :

  1. Polluer le serveur avec de fausses informations (de fausses IP par exemple), non gênantes pour les pirates mais provoquant de nombreux « faux positifs » pour le logiciel anti-piratage qui va dénoncer des internautes non pirates.
  2. Décentraliser, faire sans serveur. La technologie DHT existait déjà, intégrée dans les logiciels de téléchargement mais n’était utilisée qu’en complément des serveurs. Elle devient maintenant la norme. Inconvénient pour le pirate : il doit attendre quelques minutes au début du lancement du logiciel. Inconvénient pour le système anti-pirate : Il doit faire partie des quelques ordinateurs connectés à un pirate pour le détecter.
  3. Pour éliminer les risques, les pirates se regroupent par des sites sociaux en groupes cooptés de taille réduite pour échanger des fichiers entre eux. Soit le groupe a un petit serveur à usage privé soit la technologie DHT leur permet de faire sans serveur du tout. La protection est totale mais le choix légèrement réduit. Par contre le choix correspond mieux aux goûts des membres.
  4. Faire sans P2P. Le P2P était certes une méthode en vogue grâce à sa simplicité de mise en oeuvre pour le pirate débutant mais d’autres méthodes plus anciennes reviennent à la mode : les serveurs de news, ou pire de simples serveurs d’échanges d’archives. Pour ces derniers l’anonymat est total et le trafic réseau transparent.

5 octobre 2009, L’attaque des zombies pirates
Il ne manquait plus que l’entrée en scène des hackers. La loi création et internet avait pour cible un internaute lambda sans grandes connaissances techniques. Mais voila que Madame Michu a son ordinateur infecté par un vers informatique qui a pour but de particper à son insu au réseau P2P. Dans le jargon un ordinateur « zombie ».
Son ordinateur utilise donc sa connexion internet à son insu pour aider le reste des autres ordinateurs à télécharger. De plus il expose Madame Michu à une dénonciation pour piratage. La loi spécifie bien qu’elle est responsable de l’usage qui est fait de son accès internet et que le fait de télécharger elle-même ou pas n’est pas le sujet.

10 octobre 2009, Première vague de bannissements
Devant l’évolution peu positive des mentalités mais motivés par la baisse de fréquentation des réseaux P2P, la Haute Autorité durcit le ton et décide de bannir les premiers internautes après les messages d’avertissement envoyés quelques mois plus tôt. La Haute Autorité a prévenu que les bannissements concernaient des cas de piratage multiples et répétés.

Sur les bannis quelques cas problématiques arrivent jusqu’aux médias, le premier est Monsieur F., 62 ans. Monsieur F. n'a que la télévision et le téléphone par ADSL, n’est pas porté sur la technologie et ne possède pas d’ordinateur. Il a bien de la musique chez lui mais pour moitié sur cassette audio, moitie CD pour la chaine du salon plus quelques vinyles. Le titre pirate qui lui est reproché est de la musique écoutée généralement par des adolescentes, or il n'a pas de fille et vit seul. La Haute Autorité assure lui avoir envoyé 2 emails avant la coupure par l’intermédiaire de son fournisseur d’accès. Email que monsieur F. ne lit pas, Monsieur F. est pour son malheur encore à l'heure du papier et des timbres, en violation des conditions d’utilisation de son abonnement ADSL qu’il n’utilise que pour la télévision et le téléphone. Conditions qui stipulent depuis le passage de la loi création et internet qu’il doit lire son email.
Le premier cas met en évidence un aspect de la loi création et internet : elle ne pénalise pas le téléchargement lui-même mais le fait de ne pas empêcher les autres de le faire avec son accès internet. Or cette personne ne savait même pas que son appareil de réception de télévision par ADSL emmétrait un réseau sans fil Wifi par ailleurs. Réseau protégé par mot de passe en norme WEP et pas en WPA2. Ce système d'authentification n'est pas suffisant et peut facilement être hacké. C’est son tort.

L'autre cas médiatisé est une petite imprimerie à Lyon qui avait depuis des années un routeur Wifi non protégé par mot de passe, ce qui jusque là ne les avait jamais gênés. Au contraire les clients pouvaient venir dans leur établissement et ainsi envoyer les données à imprimer par le réseau. La PME n'avait pas de spécialiste réseau pour s’occuper des réglages du routeur et ne savaient pas que la loi création et internet s’appliquait aussi à eux.

Les deux, très remontés, envisagent leurs options juridiques. Le premier contre son fournisseur parce qu’il lui a fourni un matériel en location qui s'est avéré pas assez sécurisé pour se protéger contre un accès pirate.
Le second ne peut faire de même, le routeur a été acheté et branché par ses soins, c’est donc de sa faute, il le découvre. Il propose de laisser examiner ses disques durs par la justice pour constater l’absence de fichiers contrefaits, mais cette offre ne règle pas le problème de sa responsabilité et est donc rejeté, il a fait preuve d’un manque de vigilance. Et la justice n’entre pas en jeu dans ce système de sanction. De plus la Haute Autorité n’est composée que de quelques personnes, dont seulement 1 au savoir technique permettant de réaliser l’expertise.

Le troisième cas, un jeune couple, est encore plus simple et déroutant, une simple erreur de suivi. Le fournisseur avait mal entré un déménagement dans son système de suivi matériel et le mauvais propriétaire était indiqué pour un boîtier de connexion ADSL, tout en fonctionnant très bien pour les deux clients. Les fournisseurs se rendent compte que leur système de suivi client et logistique, jusque là notoirement imprécis mais sans grande con-séquence si ce n'est des clients mécontents de temps en temps, fait maintenant partie d'un processus répressif majeur automatisé qui les expose à des représailles juridiques de la part de leurs clients. Des cas similaires avaient déjà été rapportés aux Etats-Unis en 2008 et 2009, ou un client s’était vu accuser à la place d’un autre à cause d’une erreur de logistique.

Pour tous ces internautes la sanction est le bannissement d’internet pour 3 mois. Ils sont inscrits sur le fichier d’interdiction d’abonnement à internet pendant cette période. Pas de conséquences gravissimes pour les quelques cas médiatises : le retraité ne savait pas avoir internet mais est bien content de ne plus l’avoir. L’imprimeur lira les mails de ses clients à la maison et a débranché son routeur pour l’avenir. Pour le couple l’abonnement était au nom de la femme, son conjoint va s’abonner sous son nom et résilier (à ses frais) l’autre abonnement.

Paul Guermonprez, 23 février 2009

A suivre...

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02 mars 2009

VOS LIBERTES ET LE FUTUR D'INTERNET 3ème partie

HADOPI - Le Net en France : black-out

Voici la troisième partie d'un article de prospective publié par l'Internet Society France sur la future loi Création et Internet. Cet article écrit par Paul Guermonprez, a de quoi nous faire réfléchir.
Je serai curieux d'avoir vos commentaires sur ce sujet...

Si vous souhaitez savoir pourquoi cet article est en black-out, lisez donc ce précédent article paru le 27 février...

Loi Création et Internet « Le boomerang législatif »
Article de prospective Janvier 2009 – Avril 2010

3ème partie

15 juillet 2009, De lourdes peines pour des délits unitaires, ou profiler des internautes ?

Ce qui devait arriver est arrivé, les internautes pirates s'adaptent. Le texte avait été pré-vu pour un état donné, mais se révèle inadapté pour un système légèrement différent, et il change vite.
Avant le passage de la loi les logiciels de partage laissaient les fichiers partagés le plus longtemps possible, pour étendre l'offre disponibles aux suivants. Aussi le nombre de fichiers proposés par un internaute était parfois élève. Maintenant, les logiciels sont réglés pour télécharger des fichiers un par un, pour que la liste proposée à un moment donné soit réduite au minimum, idéalement 1 fichier. Ce dans le but de limiter l'ampleur de la piraterie visible, et donc avoir moins de chances d’être dénoncé.
Face à cela deux possibilités : soit la Haute Autorité doit sévir avec pour motif un seul fichier téléchargé, décision difficile à justifier et de faible portée éducative. Soit les sociétés de protection des droits doivent construite un Big Brother qui suivra dans le temps les habitudes de téléchargement de chaque internaute (par son IP si possible) pour détecter des profils fortement consommateurs et les dénoncer en priorité à la Haute Autorité. De son cote la Haute Autorité a déjà une base de données retraçant toutes les dénonciations pour un internaute.

17 août 2009, Premières estimations : le piratage en baisse !

Un premier audit de la Haute Autorité réalisé fin juillet, avant même les premiers ban-nissements, fait état d’une baisse significative des échanges de medias protégés français sur les réseaux P2P. Le Président Sarkozy et les sociétés de protection des droits se félicitent d’une évolution si rapide des mentalités et des pratiques.

20 août 2009, Madame Michu hésite

En l’état actuel et après seulement quelques mois les pirates aguerris ont déjà adapté leurs pratiques pour contourner la loi. Madame Michu elle pas encore, en août elle bronze. Par défaut Madame Michu hésite pour la rentrée : prendre le risque faible d’une sanction moyennement forte ou arrêter. Elle devra demander à son neveu-qui-connait-bien-les-ordis des conseils la prochaine fois.

1er septembre 2009, Les pirates aguerris déjà à l’ abri

La recherche des internautes pirates ou du logiciel anti-piratage se basaient tous deux jusque là sur des mots clés du nom de fichier, ce qui dans les deux cas fonctionnait assez bien. Mais deux comportements inquiétants voient le jour.
D’un coté les contestataires qui téléchargent des fichiers légaux mais renommés pour ressembler à des fichiers pirates, dans le but d'engorger le système sans être pour autant dans l'illégalité et baisser la fiabilité du système de dénonciation/sanction. Technique déjà utilisée par l’industrie ces dernières années qui avait proposé en ligne de faux fichiers nommés comme des vrais pour tromper les pirates. Dans la même veine les « trackers », ces serveurs hébergés à l’étranger donnent de fausses adresses IP. Dans les trois cas le but n’est pas d’empêcher l’autre d’agir mais de créer un bruit de fond et des « faux positifs », des actes qui ont toutes les apparences du piratage mais qui n’en sont pas.
D’autres internautes, eux de vrais pirates, optent pour la discrétion. Les noms de fichiers illégaux sont changés pour des noms aléatoires et inoffensifs. Le plus efficace reste la protection par un mot de passe en plus du changement de nom. Ne reste ensuite qu'à partager sur des sites sociaux ou anonymes la correspondance entre nom de fichier véritable et discret ou les mots de passe. Cette technique était déjà utilisée sur les réseaux sociaux et les réseaux newsgroup pour se protéger depuis bien des années.

10 septembre 2009, Cours d’école et machines à café : le retour aux « mix tapes »

Face à une complexification des échanges en ligne, certains sont tentés de rentrer dans le jeu de l’escalade technique d’autant que les parades sont simples. D’autres prennent la voie humaine et se souviennent qu’avant la fibre optique il y avait la cour d’école ou la machine à café. Qu’avant de télécharger depuis le disque dur d’un inconnu à l’autre bout de la terre, les humains s’échangeaient de main à main des sélections concoctées avec amour et enregistrées sur cassette. Convivial en plus d’être efficace, la clé USB en guise de cassette.
Jusqu'à présent pratiqué en privé et anonymement, le piratage s’affiche maintenant dans le cercle semi privé. Non seulement l’arrivée de la loi création et internet n’a pas provoqué un changement des mentalités, mais l’échange de musique de main à main est devenu un acte symbolique anti-Sarkozy et anti-grands-groupes très à la mode dans cette période de crise économique.

Paul Guermonprez, 23 février 2009

A suivre...

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01 mars 2009

VOS LIBERTES ET LE FUTUR D'INTERNET 2ème partie

HADOPI - Le Net en France : black-out

Voici la deuxième partie d'un article de prospective publié par l'Internet Society France sur la future loi Création et Internet. Cet article écrit par Paul Guermonprez, a de quoi nous faire réfléchir.
Je serai curieux d'avoir vos commentaires sur ce sujet...

Si vous souhaitez savoir pourquoi cet article est en black-out, lisez donc ce précédent article paru le 27 février...

Loi Création et Internet « Le boomerang législatif »
Article de prospective Janvier 2009 – Avril 2010

2ème partie

4 avril 2009, Premiers exemples : 30 internautes menacés de bannissement

Décret d'application paru en un temps record, la Haute Autorité nommée rapidement, tout était en place. Annoncées par le président lui même les premières lettres furent envoyées discrètement. Trois cas sont arrivés jusqu'aux medias, pour deux cas des adolescents vivant chez leurs parents, pour le 3ème une jeune adulte vivant seule. Le coeur de cible, donc.
Pour un premier essai les cibles sont bien choisies, elles clament leur innocence mais leur culpabilité semble plausible, elles répondent en tout cas au portrait robot du pirate type. Nous en sommes réduits à ces aprioris puisque la culpabilité n'est pas jugée lors d’une procédure judiciaire publique mais décrétée par la Haute Autorité sur dénonciation des sociétés détentrices des droits.


17 avril 2009, Premiers exemples : confusion et suspicion

Les débats publics ne se concentrent pas sur le fait de télécharger ou pas mais sur le fait de savoir si vous avez suffisamment surveillé votre connexion internet, ce qui est l’esprit de la loi. Des parents inquiets sont interrogés et avouent leur ignorance dans les technologies réseau qui permettraient de savoir et surveiller. Les entreprises se posent la question à propos de leurs employés, et les simples internautes à propos de leurs voisins qui pourraient utiliser leur réseau Wifi à leur insu … la confusion et la suspicion règnent.

20 juin 2009, Une journée dans les entrailles de Big Brother

Les premiers dossiers étaient gérés manuellement pour établir la procédure et bien choisir les cas, mais tout est maintenant automatisé afin de permettre à la Haute Autorité de remplir ses objectifs : plusieurs milliers d’avertissements ou bannissements par jour.
Voici une journée dans les entrailles de Big Brother :

  1. Les sociétés de protection des droits décident d'une liste d’oeuvres à chercher. Elles peuvent par exemple choisir de ne pas dénoncer des internautes pour un artiste pendant sa campagne de promotion pour ne pas voir des condamnations entacher sa réputation à ce moment crucial, ou au contraire de cibler des oeuvres très piratées pour casser la dynamique. Ensuite il suffit de faire comme un pirate, chercher le fichier sur un moteur de recherche spécialisé et le donner à un logiciel de téléchargement légèrement modifié pour collecter des informations. Il suffit juste de télécharger le fichier une fois pour s’assurer qu’il s’agit bien du fichier supposé. L’intervention humaine s’arrête là, en tout 20 minutes par oeuvre.
  2. Le logiciel modifié regarde en permanence sur des serveurs de partage "trackers" qui télécharge et partage quoi. En effet dans les réseaux P2P (de pair à pair) visés par la loi création et internet, une machine émet en même temps qu'elle reçoit. Le « qui » est un numéro unique et anonyme comme un téléphone, une "IP". Au mieux l’IP peut être associée à un central téléphonique. Au passage l'automate regarde quels fichiers sont disponibles en partage sur cet ordinateur pour faire une dénonciation motivée par plusieurs infractions si possible. Les serveurs qui font ce travail ont accès à de multiples connections internet chez différents fournisseurs pour être le plus discret possible, le but est de ne pas se faire repérer sur le réseau d'échange P2P. Ils risqueraient d’en être bannis, un comble.
  3. Les serveurs des sociétés de protection des droits peuvent alors transmettre l'IP de l'internaute avec le nom d'un ou plusieurs fichiers correspondant à des oeuvres protégées à la Haute Autorité.
  4. En pratique pour un particulier l’adresse IP peut être reliée au boitier d'accès livré par son fournisseur d'accès à internet, et ce grâce à son fichier client et logistique. Encore faut il qu'il soit à jour, que le bon boitier soit livré à la bonne personne, que les déménagements et résiliations soient bien notés en regard des détails techniques … autant de détails qui avaient peu d'importance opérationnelle (et donc mal renseignés) pour les fournisseurs jusque là et qui sont maintenant de leur responsabilité. Les informations doivent être gardées pendant au moins un an, ce qui était déjà le cas avant, mais elles étaient alors utilisées à très petite échelle sur réquisition de justice. Par contre pour les réseaux en libre accès (jardins publics de Paris ou le café du coin), ce n’est pas l’internaute qui est identifié et responsable mais le fournisseur (Mairie de Paris ou le cafetier).
  5. Le serveur de la Haute Autorité accède donc au serveur qui gère le fichier client et logistique de chaque fournisseur sans passer par la justice, récupère le nom et les coordonnées correspondants à une IP puis prépare un email ou une lettre papier personnalisée.
  6. Selon le cas les emails sont envoyés automatiquement ou un imprimeur reçoit la fournée de courriers à imprimer et poster (mais la version papier est facultative), elles seront reçues le lendemain partout en France.
  7. De son cote le fournisseur reçoit la liste des personnes à contacter par email pour le premier ou second avertissement (s’il y a un second, il est facultatif). En effet c'est le fournisseur qui a la responsabilité de contacter et menacer son client sur injonction de la Haute Autorité. Il faut donc bien lire son email et bien régler son filtre anti spam pour ne pas les manquer.
  8. Par ailleurs le fournisseur reçoit la liste des comptes à suspendre pour une durée donnée (de quelques mois à 1 an), et tous les autres reçoivent la même liste avec interdiction d'accepter une demande d’abonnement de la part de ce client. Il ne s’agit pas d’une coupure mais d’un bannissement. Par contre le paiement de l'abonne-ment est lui toujours dû pendant le bannissement, ou les frais de résiliation si tel est votre choix.
  9. La Haute Autorité garde un historique des avertissements et dénonciations pour chaque internaute dans une base de données, afin de pouvoir retracer l'escalade des sanctions et avertissements, ou appliquer le bannissement des internautes. Les « interdits d’internet » ressemblent donc aux « interdits bancaires ».

En somme un système automatisé de bout en bout à l'image des robots flasheurs sur le bord des routes, mais qui implique plus de partenaires et doit fonctionner avec quelques approximations techniques au cours de la chaîne, l'équivalent des fausses plaques pour les flashs. L'humain (de par l'automatisation) ou le système judiciaire (de par la loi création et internet) sont absents de cette chaîne de traitement.

Paul Guermonprez, 23 février 2009

A suivre...

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28 février 2009

VOS LIBERTES ET LE FUTUR D'INTERNET 1ère partie

HADOPI - Le Net en France : black-out

Voici la première partie d'un article de prospective publié par l'Internet Society France sur la future loi Création et Internet. Cet article écrit par Paul Guermonprez, a de quoi nous faire réfléchir.

Ne soutenant pas le piratage sur internet, je m'oppose néanmoins au flicage complet du réseau. Je vous invite à lire cet article qui sera publié en plusieurs parties. Je vous invite également à le faire savoir autour de vous.

Si vous souhaitez savoir pourquoi cet article est en black-out, lisez donc ce précédent article paru hier...

Loi Création et Internet « Le boomerang législatif »
Article de prospective Janvier 2009 – Avril 2010

1ère partie

1er janvier 2009, Nouvelle année nouvelles résolutions

Cette année sera celle de la fin du téléchargement illégal, le Président de la République l'a décrété. La volonté n'est pas d'empêcher réellement le téléchargement mais de provoquer un changement des mentalités. Ce projet de loi vise uniquement certaines technologies de téléchargement, sa portée est donc limitée dans le temps et le spectre des technologies de piratage sur internet. Effet collatéral, pour la première fois la neutralité du réseau va être cassée, ouvrant une boite de pandore, voyons ce qu'il en sortira.
Ceci est le journal d'un observateur politique et technique.

10 février 2009, Positions en France

A quelques semaines du vote au parlement, les positions se font discrètes dans les partis politiques. Les puissants groupes de producteurs de contenus soutiennent le projet et leurs appuis sont bien répartis dans le spectre politique. Le mot d’ordre est le soutien à l’industrie contre la contrefaçon.
Les journalistes spécialisés dans les domaines techniques, les associations de consommateurs et d’internautes sont eux fortement contre et très actifs. Leurs critiques se concen-trent sur 4 points : l’inefficacité technique du projet, le manque de procédure en justice, les atteintes à la vie privée et enfin l’atteinte à la neutralité du réseau. Si telle est la volonté du Président de la République, le projet passera donc rapidement devant les députés et sera voté en l’état.

16 février 2009, Positions à l’étranger et au Parlement Européen

La France assumait en 2008 la présidence tournante de l'Europe. Le Président Sarkozy avait alors tenté de faire inclure le projet de loi d'inspiration très personnelle dans le paquet télécom alors en débat au parlement. Le paquet télécom stipule que tout usager doit se voir offrir une procédure judiciaire équitable et contradictoire s’il est accusé.
Or le projet du Président Sarkozy stipule que la sanction, typiquement un bannissement d’internet pour une durée allant de quelques mois à un an, était automatique et décrétée par une autorité crée pour l’occasion et hors du système judiciaire. Le parlement avait donc fermement refusé et la présidence était transférée à la Tchéquie pour 2009. Certains gouvernements étrangers se déclarent intéresses par le concept de riposte graduée, comme l’Autriche et l’Australie (qui a déjà décidé de mettre en place un filtrage d’internet au niveau national).
D’autres sont contre : le Ministre Anglais à la propriété intellectuelle David Lamy ne veut pas d’un « système ou l’on parle d’arrêter les adolescents dans leur chambre » (Times), mais la plus vive critique vient de la Ministre allemande Brigitte Zipries : « Empêcher quelqu'un d'accéder à Internet me semble être une sanction complètement déraisonnable. Ce serait hautement problématique d'un point de vue à la fois constitutionnel et politique. Je suis sûre qu'une fois que les premières déconnexions se produiront en France, nous enten-drons le tollé jusqu'à Berlin. » (Spreeblick).

22 février 2009, Simple effet d’annonce ou faudra-t-il faire des exemples ?

Le débat ne se positionne pas sur la justesse ou la faisabilité technique de la loi elle même mais ses effets indirects. En effet le but avoué de la loi est de faire changer les menta-lités, pas d’agir au quotidien.
La vraie interrogation est : l’effet d'annonce suffira-t-il ou bien faudra-t-il faire des exemples pour marquer les esprits ? Dans les deux cas l’action doit être rapide, car des contre-mesures vont rapidement être mises en pratique par les internautes.

Paul Guermonprez, 23 février 2009

A suivre...

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27 février 2009

VOS LIBERTES

HADOPI - Le Net en France : black-out

Réagissons

J'invite tous les internautes de France à faire la même chose.

Article paru sur le site internet de La quadrature du Net

Paris, le 25 février - Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir.

La Nouvelle-Zélande était à ce jour le seul autre pays à part la France où devait être votée une loi aussi stupide que la « riposte graduée » voulue par N. Sarkozy, défendue par C. Albanel dans la loi HADOPI, et bientôt votée à l'Assemblée nationale. Elle vient d'être repoussée grâce à une mobilisation massive, durant laquelle le web néo-zélandais a procédé à son « black-out » volontaire.

« C'est un signal fort qui illustre la bêtise et la dangerosité de cette loi. La "riposte graduée" fera condamner des innocents, sans preuve valable et sans procès. Elle ne fera pas gagner un centime de plus aux artistes et ne changera rien aux problèmes stratégiques et structurels à l'origine de la crise que traversent les industries qui la demandent. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.« Pour aller au bout de cette logique répressive, le gouvernement a déclaré qu'il imposerait de filtrer tous les accès wi-fi publics à une "liste blanche"1 de sites autorisés. Cela n'a pas de sens. Il faut réagir en montrant l'immensité de ce web décidé à ne pas devenir définitivement noir. » 

La Quadrature invite tous ses soutiens, individus et collectifs, à :

  • Peindre leurs sites, blogs, profils, courriers, commentaires ou avatars de la couleur noire du « black-out », au besoin en utilisant les images mises à leur disposition2.
  • Afficher un message expliquant les motivations de cette protestation contre une loi absurde, inapplicable et dangereuse qui met en péril le web français, l'innovation, et les libertés fondamentales3.
  • Faire un lien vers le « tableau de bord HADOPI »4 de La Quadrature du Net.
  • Contacter son député5 pour lui annoncer que l'on a procédé au « black-out » de son espace sur le Net pour protester contre la loi « Création et Internet », lui transmettre le dossier de La Quadrature6 et lui demander ce qu'il en pense.
  • Inviter ses proches et ses contacts à faire de même.

« Cet appel est un hommage rendu aux citoyens néo-zélandais qui ont pu faire entendre la raison à leur gouvernement. Il s'agit d'un remix, d'une réappropriation d'une idée qui, comme la culture, n'existe que pour être partagée. Ce sont ceux qui traitent leurs clients de " pirates " et les députés qui votent leurs lois qu'il faudrait déconnecter !»7

« Le Net s'est fait pour et par ses utilisateurs. Quelques entreprises archaïques et les politiciens qui tentent de le contrôler n'ont toujours pas compris comment fonctionnait le Net. Tous ensemble nous sommes infiniment plus intelligents et puissants qu'eux et devons le leur montrer, agir pour protéger nos libertés et l'architecture ouverte du réseau. » conclut Zimmermann, légèrement courroucé.

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17 février 2009

SOS Racisme

Raciste

Merci à Chris67

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22 janvier 2009

Où sont passés les beaux principes de l'éducation scolaire ?

JEUNESSE_SPORTS

Le message entier si vous souhaitez le lire entier. (Format PDF)

La_fin_de_Jeunesse_et_Sports_dans_le_04


Merci à Claude

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24 décembre 2008

Passé le nouveau rond-point futur

Jolis paysages après St Ferréol pour aller à Bourdeaux.

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Merci Mazette

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Promenade vers St Férréol. Scoop Coeur de Nyons

"Mazette" est partie en balade et zou des travaux

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Un "nobélizable" a certainement trouvé encore un rond-point lorsqu'il s'est réveillé en sursaut de sa sieste (parce que son réveil venait de sonner à 17h) et dans le tiroir du bas ... il y était.
Voici ce que cela deviendra.

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Merci Mazette

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17 décembre 2008

Ça innove dans le coin

"Après le Trophée des gazelles, le 4RL Trophée, voici que se prépare en secret

LE C15 Trauphy"

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Merci à Mazette super-reporter

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